Empreinte… de Nantes

Les machines de l’île

S’il est une ville qui garde dans ses murs, ses rues, ses places, ses quartiers, la ferveur, la chaleur, la révolte de mes années de jeunesse, c’est bien Nantes. C’est là que j’ai construit mes repères adultes. C’est aussi là que je les ai perdus. J’ai donc toujours gardé dans mon coeur une part de ces endroits où j’ai évolué dans l’insouciance d’une époque libertaire. Lorsque je l’ai quittée, Nantes n’avait pas encore produit ces étranges machines qui, aujourd’hui, animent le quartier de l’île. Autrefois, ce lieu prospère de la cité était occupé par les chantiers navals dubigeonDubigeon, dont le nom reste associé au célèbre voilier Belem. En 1987, c’est la fin d’une époque : les ateliers Dubigeon cessent d’exister… et deux ans après la troupe de théâtre de rue Royal de luxe s’installe à Nantes, après un périple de créations loufoques et géniales que l’on peut retrouver sur le planisphère de leur site.
Les multiples et folles inventions de la compagnie Royal de luxe ont trouvé l’endroit idéal pour leur réalisation. En effet, quoi de plus naturel pour un éléphant ou un géant d’évoluer dans leshangar immenses hangars des chantiers navals. Les lieux où se concevaient les bateaux prestigieux qui ont fait la renommée de Nantes ont aujourd’hui trouvé une nouvelle utilisation. Ainsi s’est effectuée une reconversion complète d’un patrimoine industriel en un fabuleux chantier artistique et touristique qui accueille chaque année des milliers de visiteurs.
Bien sûr, l’automate le plus emblématique des machines de l’île, c’est l’éléphant, magnifique construction sur laquelle on peut embarquer comme on le fait pour un déplacement en avion. Mais éléphantil existe d’autres réalisations passées ou actuelles qui ont voyagé dans le monde entier. Ce théâtre d’un nouveau genre a conquis de très nombreux publics par des scènes monumentales où évoluaient ces immenses créatures de bois et de cuir. Qu’il s’agisse de plantes, d’insectes, de rhinocéros, d’un géant tombé du ciel, d’un éléphant ou du futur héron qui portera des passagers dans des nacelles, toutes ces oeuvres ont bien leur place dans la ville natale de Jules Verne, non ?

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