Instants slaves (19)

Dans le village de Mandogui, la population permanente n’est que de cinquante habitants, bâtisseurs, artisans ou musiciens. Pour les touristes, c’est un lieu de découverte des traditions russes dans un cadre naturel exceptionnel. Ici, l’atelier d’un musicien.

À voir l’intérieur de ces isbas et les gens qui y vivent, on a l’impression de faire un bond dans le temps. On se sent également mal à l’aise dans ses baskets de touriste…

Les objets produits ici sont de vraies œuvres d’art. Ces tissus colorés en sont un exemple.

Et que dire de ce tableau textile fixée sur la porte des artisans ?

Voici maintenant une artiste très typique du pays où nous sommes : une créatrice d’icônes

Imperturbable et souriante, la jeune femme manie burin, gouge ou poinçon avec dextérité, tandis que nous contemplons ses œuvres.

Le chauffage est un élément important dans les isbas russes. Au-dessus du poêle, on peut dormir et ainsi ne pas souffrir du froid.

Nous voici maintenant dans l’atelier d’un musicien.

Je suis restée un petit moment devant cette femme en admirant la dextérité avec laquelle elle peignait des motifs réguliers, sans une hésitation. Je la trouvais très belle et je lui ai demandé l’autorisation de la photographier.

Avec cette tisserande, une relation éphémère, chaleureuse et singulière s’est nouée autour d’histoires de femmes. Sans nous connaître et malgré la barrière de la langue, nous avons échangé des bribes de nos vies. Un moment intense qui reste marqué dans ma mémoire.

Dans la pièce à côté, travaillait une dentellière.

Un peu plus loin, c’est un autre matériau qui est à l’honneur chez le ferronnier.

Ailleurs, les objets domestiques nous font remonter à des temps anciens où, par exemple on se servait d’un battoir pour essorer le linge. Mais peut-être les objets en bois suspendus ici avaient-ils un tout autre usage…

Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir à Mandrogui…

À suivre…

 

7 réflexions sur “Instants slaves (19)

  1. en france aussi, on pouvait dormir au dessus du four dans ce qu’on appelle ‘la chambre à four’ car au dessus du four à pain, il y avait un plancher sur lequel dormait, notamment l’ouvrier agricole de la maisonnée……cette chambre, ce four, et cet endroit où dormir ont fait le régal de mes filles, petites…..et nul doute que mes petits-fils vont bientôt en profiter 🙂

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