Recette pour capturer un arbre

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Pour capturer un arbre, il faut avant tout choisir un beau spécimen, dynamique, élancé et caractéristique de son espèce. Il faut aussi veiller à sa symbolique générale et individuelle. Il serait du plus mauvais effet de capturer un arbre qui n’ait aucun attrait pour vous. Il est par exemple recommandé de sélectionner un végétal qui vous corresponde d’une façon ou d’une autre. Si vous êtes d’un caractère souple et adaptable, choisissez un saule pleureur ou un peuplier qui savent si bien se balancer au rythme du vent. À l’inverse, les tempéraments fermes se tourneront vers les chênes ou les platanes. Attention toutefois à ne pas s’arrêter à des idées préconçues : le cerisier pour les gourmands, le châtaignier pour les bagarreurs, l’olivier pour les cuisiniers, le pommier pour les femmes… Des critères trop réducteurs nuiraient à la réussite de votre capture !

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Le deuxième ingrédient pour réaliser cette recette est une étendue d’eau dans laquelle l’arbre vient se refléter. Il est inutile de préciser que la taille de ce miroir naturel doit être la plus importante possible. Malgré tout, si l’on désire une image assez proche de la réalité, il convient de préférer une simple flaque à un lac, les frissons de la brise ou les vents orageux pouvant altérer les formes de votre végétal. Mais si vous penchez pour une vision différente de la vérité et plus propice à l’évasion de l’esprit, rapprochez-vous des mares, étangs, rivières ou lacs. Vous pouvez enfin faire un choix singulier pour fractionner votre tableau en portant votre attention sur certains alignements de flaques qui se dévoilent après la pluie.

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Venons-en à l’accessoire indispensable à la réalisation de votre recette, l’appareil photo numérique, ou le téléphone portable, voire même la tablette. Chacun optera pour l’outil de son choix. Ce qui compte bien entendu, c’est le résultat final : l’image capturée. Personnellement, je préfère toujours mon petit appareil photo, léger, maniable et qui donne de belles vues avec un minimum de réglages.

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Vous l’avez compris, c’est le moment tant attendu. Vous avez devant vous l’arbre de votre cœur, l’étendue d’eau petite ou grande dans laquelle il se reflète, votre outil de capture. Vous attendez le bon moment ou, à l’inverse, vous « mitraillez » votre sujet un grand nombre de fois. Vous contemplez vos premiers clichés, au besoin vous en faites d’autres. Enfin ! Vous y êtes ! Vos images sont dans la boîte…

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Pour la dernière partie de votre recette, la contemplation de votre arbre capturé dans l’eau, puis dans l’appareil photo, vous avez plusieurs possibilités :

  • garder précieusement ce cliché dans votre appareil ou votre téléphone. Pour ma part, je trouve cette option trop limitative. Par ailleurs, il vous sera difficile de partager votre capture avec vos proches, la taille de ces écrans ne permettant pas une contemplation de qualité. Mais vous avez parfaitement le droit de conserver votre œuvre égoïstement.
  • utiliser les outils numériques propres à notre époque pour admirer, partager et transmettre votre recette afin que tous ceux que vous aimez puissent la déguster avec vous. Dans ce cas, un écran de tablette, d’ordinateur ou de télévision vous permettra d’admirer votre capture : un bel arbre, emprisonné dans un reflet, puis dans un appareil, puis sur un écran et pourquoi pas ensuite… sur une feuille de papier.

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Texte réalisé grâce à l’idée d’Estelle dans son blog L’atelier sous les feuilles.

9 réflexions sur “Recette pour capturer un arbre

    • N’y allez pas tout seul ! Comme ça une des deux personnes au moins pourra transmettre la capture. L’autre fera à jamais partie de la composition finale… 😁

  1. Le mien est le hêtre. Même si je réussis mieux avec le charme. Ma manière à moi de les capturer est d’en faire des petits arbres, à la mode chinoise. Ils vont peut-être souffrir : déménagement la semaine prochaine et puis je m’en vais 2 mois et demi …
    Merci, bises, Dominique Amouroux, et une toute belle journée en pente et en côte à toi.

  2. oh que cette recette est inspirante et tellement goûteuse que j’en ai les mains qui frétillent d’impatience!
    merci domi

  3. Pingback: A vos claviers – Les textes | L'atelier sous les feuilles

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