Rencontres spiraliennes

Le week-end de Pentecôte est inscrit à l’avance dans notre calendrier : c’est le moment du festival Spirale à histoires. Je vous en ai déjà parlé ici plusieurs fois, car c’est pour nous chaque fois un régal. Nous n’assistons qu’à une seule journée, mais nous voyons ainsi cinq spectacles en moyenne.  C’est déjà bien…
D’emblée cette année, en arrivant, j’eus un choc en découvrant les toiles réalisées par Clément Garnung. Tous ces visages et ces regards profonds nous fixaient ici ou là, chacun nous racontant une histoire qui lui est propre. Ces yeux m’ont fascinée… Voilà un artiste qu’il faudra suivre avec attention !

Avec Chloé Martin et son spectacle La part égale, les tabous machistes ont valsé au gré de la fantaisie de cette artiste explosive. Les clichés n’ont aucune chance quand ils sont démontés méthodiquement au détour de chaque mot, chaque phrase, chaque définition. L’égalité des hommes et des femmes n’est pas acquise, mais Chloé Martin, avec son humour décapant, tord le cou aux idées reçues et aux métaphores du langage.

Les souliers mouillés de Sabrina Chezeau nous ont fait vivre les aventures d’un enfant à la recherche de son père. Cette histoire est contée avec délicatesse, humour et poésie. Les personnages évoqués sont parfaitement campés par Sabrina Chezeau. C’est un beau récit qui tient en haleine.

Vint ensuite la grande Colette Migné et son spectacle Ça crac crac dans le jardin. On ne s’ennuie pas avec elle ! C’est très drôle et très joliment écrit. On ne se lasse pas des facéties de cette talentueuse artiste. Si vous avez l’occasion de la voir n’hésitez pas un instant !

La soirée a commencé avec plusieurs artistes du festival réunis autour de Colette Migné pour un délire collectif. Ce fut un bon moment. Vint ensuite Alberto Garcia Sanchez avec une chaise et son étonnant spectacle Machintruc. Je ne connaissais pas du tout cet artiste, mais ce qui est sûr c’est que j’ai découvert avec jubilation cette histoire des objets dans la ville de Machintruc. Ce récit comique et philosophique des choses de notre quotidien a réveillé en moi le souvenir de Raymond Devos, génial réinventeur du langage.

Le texte de Machintruc, je l’ai acheté en sortant du chapiteau pour pouvoir le déguster encore une fois dans la quiétude de ma maison. Voici juste l’introduction du livre pour vous donner envie :

“Cette histoire ne tient pas debout, c’est bien pour cela qu’il faut la raconter avec une chaise.”

 

 

 

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