L’aconit, Cerbère et Médée

La Flore médicale de Chaumeton, Poiret et Chamberet est magnifiquement illustrée par  Madame Ernestine Panckoucke dont j’ai déjà parlé dans ce blog, mais aussi par Pierre-Jean-François Turpin, célèbre botaniste de l’époque napoléonienne. C’est à ce dernier que l’on doit cette représentation de l’aconit.

Dans le texte en regard, on trouve des références mythologiques qu’il est intéressant d’approfondir. L’aconit serait née de l’écume du terrible Cerbère, chien monstrueux qui gardait l’entrée des enfers. Le dernier travail imposé à Hercule était de dompter et ramener Cerbère devant Eurysthée.

Le héros invincible s’acquitta de sa tâche mais, une nouvelle fois confronté à la couardise d’Eurysthée, il dut ramener l’effrayant animal aux royaume des ombres. La bave de Cerbère répandue sur le sol engendra l’aconit.

La terrible Médée, magicienne aux multiples méfaits, tente d’empoisonner Thésée, fils inconnu d’Égée. Mais à l’instant fatal, le père reconnaît l’épée de Thésée et évite sa mort de justesse. C’est dans le septième livre des Métamorphoses d’Ovide que nous est livrée cette fabuleuse histoire de l’aconit, de Cerbère et de Médée. Ce bijou de la littérature antique date de l’an 1 et fonde encore une grande partie de nos histoires, de nos légendes et de nos symboles… À méditer !

Merci à la bibliothèque du Grand Auch pour les photos de ses fonds patrimoniaux.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s