Lettre à Baptiste

Baptiste, je viens de terminer ton livre Alors vous ne serez plus jamais triste*. Et oui, c’est vrai, ton Conte à rebours est un fabuleux remède contre la tristesse. Il est si plein d’humanité… Il y a des êtres qui semblent avoir traversé des siècles de vie : tu es de ceux-là. Avec tes mots, tu redonnes du sens à ce qu’il y a de plus cher au coeur des hommes et des femmes : la vie, la mort, la solitude, le bonheur, le rire, le désespoir, la naissance, la sollicitude, la renaissance. Avec ce roman, tu libères la parole des souffrants, des malades, des mourants et des vivants…
dédicaceJe n’ai pas pu venir pour la présentation de ton livre à la librairie des Petits papiers le 2 avril, mais j’ai quand même eu ma dédicace et elle m’a vraiment touchée avant même que je ne découvre ton texte. Ensuite, j’ai assisté à la rencontre de Sarah et Mark, rencontre improbable entre un jeune médecin et une vieille femme excentrique. D’emblée, ces deux-là partagent quelque chose, malgré leurs différences. Ils ont tous deux la profondeur des âmes riches d’expériences. Les mots frappent les esprits avec justesse et simplicité…

“- C’est absurde…
– Comme la vie.
– Vous croyez que la vie est absurde ?
– Je suis vieille : je ne crois plus, je suis sûre.”

baptisteJ’ai aimé cette femme pour sa passion de vivre et l’énergie qu’elle déploie pour faire renaître Mark. En lisant cette histoire, j’ai retrouvé des émotions anciennes vécues avec Harold et Maude. Connais-tu ce film, Baptiste ? Il y a dans ton livre ce même entrelacs de la vie et de la mort qui nous fonde. Et toi, le médecin, tu es si proche de nos plus intimes secrets…

“- […] Vous êtes mignon comme un calisson dans la main d’un Somalien. Le monde a besoin de gens beaux, ils sont les petits cailloux qu’il faut suivre la nuit dans la forêt pour retrouver le chemin de la grande Maison où il n’y a ni misère, ni malheur, ni souffrance…”

Ton livre m’a touchée, car il parle de l’essentiel. Un jour lointain, j’ai dû faire le deuil de la maternité après avoir si peu profité d’elle. En peu de temps, tout a basculé et les mots m’ont aidé à survivre, tout comme les tiens m’y aident aujourd’hui. Merci à toi. Continue encore et encore, pour nous tous… et prends soin de toi.

*Alors vous ne serez plus jamais triste, Baptiste Beaulieu
Éditions Fayard 2015

NOTES

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