Grand Corps Malade… au Dôme de Gascogne

Le 18 janvier, au Dôme de Gascogne, se produisait à guichets fermés, Grand Corps Malade, accompagné de ses trois musiciens : Feedback (batterie, basse), Nenad Gajin (guitare) et Leslie Bourdin (clavier, accordéon, choeurs). Ce fut un moment d’exception, un de ces moments dont on sort plein d’énergie, d’espoir et de foi dans la nature humaine. La voix chaude et basse de Fabien Marsaud – Grand Corps Malade – délivre les messages de révolte, d’espoir, d’humanité dont nous avons tous besoin en ces temps désespérants où les hommes s’égarent. Ajoutez à cela la musique d’Ibrahim Maalouf, des interprètes talentueux et vous obtenez un spectacle percutant.

 Entre le glacé et le brûlant j’aime la douceur j’aime que ça morde
L’équilibre est dans la nature j’invente rien ça va sans dire,
Il faut d’la pluie et du soleil pour que la fleur puisse s’épanouir
Faut l’exception dans la règle pour que la vie ai plus de goût
Il faut d’la force et de l’adresse pour que l’enfant se mette debout
J’met d’la lumière pour voir l’avenir mais parfois j’aime autant l’éteindre
Dans la vie on se fout de l’objectif c’qui compte c’est la route pour l’atteindre
Alors j’avance sur un fil parmi les chemins qui s’éparpillent
En équilibre mal habile, je suis un funambule à béquilles

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule .. J’avance loin des certitudes 

Les mots de Grand Corps Malade sont simples, justes, précis, légers, lourds aussi. Ils touchent en nous la corde sensible, celle que nous ne devons jamais oublier. À quoi sert d’avancer, si notre marche est aveugle ? Le slam est désormais la poésie qui correspond parfaitement à notre temps, notre rythme, nos inquiétudes, nos révoltes et nos aspirations et c’est en grande partie à Grand Corps Malade que nous devons cette nouvelle forme poétique.
Et puis… soudain Richard Bohringer est arrivé sur scène pour un duo avec son jeune complice. Entre ces deux-là, il y a la connivence des mots et un lien affectueux qui saute aux yeux. Dans Course contre la honte, le jeune interroge l’ancien sur ce qu’il pense des dérives des hommes. Lorsque « Tonton » a enfin répondu aux questions insistantes qui lui sont posées, c’est la voix forte et rauque de Richard Bohringer qui a empli l’espace, nos têtes et nos cœurs.

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“ Ma petite gueule d’amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
On va rien lâcher, on va aimer regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs
On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu’il y a devant, c’est si grand
Ma petite gueule d’amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
T’as bien le temps d’avoir le chagrin éternel
S’ils veulent pas le reconstruire le nouveau monde, on se mettra au boulot
Il faudra de l’utopie et du courage. ”

À la fin du concert, pour le tout dernier morceau, nous étions tous debout pour remercier ces artistes qui nous ont tant donné…

NOTES

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