N’amasse pas mousse

Chaque année, lorsque l’automne colore nos vies de ses rayons ocres, le festival N’amasse pas mousse, organisé par La petite pierre, investit le parc de Castera-Verduzan pour nous offrir une programmation théâtrale qui ravit les publics de tous âges. Pour la douzième édition, les passionnés de ce rendez-vous très convivial ont été gâtés. Comme d’habitude, les spectacles se déclinaient en différents lieux et horaires sur les deux jours. Toutefois, cette année, les organisateurs avaient rajouté la soirée du vendredi en donnant carte blanche à Welcome in Tziganie dont je vous ai déjà parlé.

carpentier

Difficile de suivre le festival en intégralité – les contraintes, comme toujours ! – mais en choisissant les spectacles on peut se concocter un petit menu délicieux ! Ce que nous avons fait… Pour commencer, en ce dimanche après-midi, Le cas Christina, numéro de cirque burlesque d’une jeune artiste issue du Pop circus d’Auch. Un bon moment pour entrer dans le vif du festival… avec [Le jardin] où Cécile Métral nous a fait passer de l’ennui profond d’Amétiste Flamme au tout début de son histoire à un domaine singulier où le rire côtoie les larmes de la vie. Amétiste est un être humain sensible et solitaire qui évolue devant nous au son du piano des autres et du sien, insolite, caché dans un bureau où tout son univers est concentré. Concentré, c’est le mot exact pour définir le monde de Cécile Métral qui m’a fait vraiment une très forte impression.

ametiste

Pour se remettre de la force des sentiments contradictoires d’Amétiste Flamme, il fallait vraiment passer par la caravane Volatiles et féculents de la compagnie des Philosophes barbares. Là, sur réservation bien évidemment, on assistait à des courtes saynètes délirantes, dans un décor minimaliste et absurde où le public – maximum de 12 personnes – se retrouvait face à deux acteurs et un scénario loufoque, irrésistible. Un vrai régal !

volatiles

Ce qui suivit était d’un tout autre style : Les pieds sur la nappe, spectacle chorégraphique sur une nappe aux dimensions excessives, met en scène quatre femmes qui, tour à tour, confient, crient, chantent, dansent leur vie en nous impliquant sans cesse dans leurs interrogations. Cette mise en scène très percutante de la condition féminine ne peut laisser indifférent(e).
Vint ensuite le moment de retrouver la compagnie Ultrabutane 12.14 et son étonnant Massimo Staff. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, ne manquez surtout pas les prochains passages de cet artiste aux multiples talents dont les mimiques et les trouvailles ont toujours de quoi surprendre. Et comme pour tous les grands comiques, au rire se mêlent tendresse et dérision. Le succès fut à la hauteur du talent de l’artiste.

massimo

Quand vint la fin de l’après-midi, les voix chaudes des Sages voleuses nous ont emportés dans des saveurs rythmées qui s’accordaient parfaitement à la venue du soir.

sages voleuses

Merci à tous et à l’année prochaine…

NOTES

2 réflexions sur “N’amasse pas mousse

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